Des fonds fédéraux qui stimuleront la santé pulmonaire

La ministre de la Santé annonce un investissement de 10 millions $ dans un plan d’action pour la santé pulmonaire

 
(Ottawa) – La lutte contre les maladies pulmonaires au Canada fait un grand bond en avant, aujourd’hui, avec l’annonce par la ministre fédérale de la Santé Leona Aglukkaq d’un investissement de 10 millions $ dans le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire – le tout premier plan d’action du Canada en la matière.
 
« Grâce au financement annoncé aujourd’hui, nous pouvons donner le coup d’envoi au Plan d’action sur la santé pulmonaire, qui améliorera l’accès aux soins et réduira les temps d’attente, le nombre d’hospitalisations et les dépenses en soins de santé », a affirmé Nora Sobolov, présidente et chef de la direction de l’Association pulmonaire et présidente du Comité directeur du Cadre de travail national sur la santé pulmonaire. « Si vous êtes parent d’un enfant asthmatique, si vous avez la MPOC ou si vous avez de la difficulté à respirer les jours de smog, le Cadre de travail est un gage de meilleure santé pulmonaire; il vous aidera à mieux respirer. »
 
« Cet investissement revigorera la communauté canadienne de recherche en santé pulmonaire », a signalé le Dr Peter Liu, directeur scientifique de l’Institut de la santé circulatoire et respiratoire des Instituts de recherche en santé du Canada (ISRC).
 
Six millions de Canadien-nes – soit un sur cinq – sont atteints d’asthme, de MPOC, de cancer du poumon, de tuberculose, d’apnée du sommeil ou d’une autre maladie respiratoire. Le Canada a l’un des taux d’asthme les plus élevés au monde, notamment avec 16 % parmi les enfants de 4 à 11 ans et 8,3 % parmi les 12 ans et plus. La MPOC affecte 4,8 % des femmes et 3,9 % des hommes, et elle est presque deux fois plus répandue dans les communautés autochtones que dans la population générale. En outre, le taux de tuberculose parmi ces communautés est plus de 25 fois supérieur à celui du reste de la population.
 
« C’est une excellente nouvelle pour tous les intervenants en santé respiratoire au Canada », a indiqué le Dr Gerard Cox, ex-président de la Société canadienne de thoracologie et pneumologue au Firestone Institute for Respiratory Health, à Hamilton. « Une fois le Cadre de travail sur la santé pulmonaire est mis en œuvre, l’on pourrait observer au Canada une réduction de 50 % du nombre de visites à l’urgence pour des maladies pulmonaires obstructives, principalement grâce à la mise en œuvre de plans d’action et de soins communautaires dirigés par des éducateurs à la santé et destinés aux patients atteints de MPOC et d’asthme. Toutefois, pour y arriver, nous avons besoin d’investissements continus de la part des gouvernements et des fournisseurs de services de santé. »
 
« Le Canada a besoin de plus de pneumologues et de recherches en santé pulmonaire, d’une application complète des lignes directrices existantes (par exemple sur la réadaptation pulmonaire pour la MPOC) et d’une sensibilisation rehaussée aux effets de la maladie pulmonaire », a noté Chris Wigley, membre du COPD Canada Patient Network [Réseau canadien des patients atteints de MPOC] et du Comité directeur du Cadre de travail national sur la santé pulmonaire. « Le Cadre de travail est la première étape pour y arriver! »
 
En réponse à l’incidence croissante de la maladie pulmonaire au Canada, le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire se concentrera sur quatre domaines d’action stratégiques :
 
  • Promotion de la santé, sensibilisation et prévention des maladiesgarder les Canadien-nes en santé, dans leurs milieux de vie, de travail et de loisir, par l’éducation, la réforme des politiques et des soins de santé et la sensibilisation;
  • Dépistage et prise en charge des maladiesfavoriser le dépistage précoce de la maladie pulmonaire afin que les Canadien-nes et les professionnels de la santé puissent développer des plans efficaces pour la traiter, la gérer et en réduire l’incidence, et que tous aient une meilleure qualité de vie;
  • Politiques, partenariats et soutien aux communautés et systèmes – rehausser le dialogue entre les professionnels de la santé, les responsables des politiques et le public général, afin d’appliquer les pratiques exemplaires en santé respiratoire, à l’échelle du pays, et de développer les structures de soutien nécessaires à aider les patients à participer à gérer leur santé par des plans d’auto-prise en charge de la maladie respiratoire;
  • Recherche, surveillance et application des connaissances un financement accru à des recherches novatrices sur les causes et exacerbations de la maladie pulmonaire, pour trouver de meilleurs traitements et des remèdes. Le Plan d’action prônera également un système d’échange des connaissances pour aider les praticiens de la santé à obtenir l’information dont ils ont besoin pour traiter et prendre en charge adéquatement leurs patients.
La somme de 10 millions $ sur trois ans annoncée aujourd’hui permettra d’amorcer immédiatement des projets cruciaux du plan d’action, notamment :
 
  • Rehausser la sensibilisation des Canadien-nes à la prévention, au dépistage précoce et à l’auto-prise en charge de la maladie pulmonaire, avec un point de mire sur des populations à risque élevé comme les enfants, par des produits d’information du public;
  • Développer des trousses d’outils pour aider les patients, les familles et les soignants, dans la prévention et la prise en charge de la maladie respiratoire;
  • Créer un portail d’échange des connaissances (une base de données électronique) pour permettre aux Canadien-nes et aux praticiens des soins de la santé d’accéder aux meilleurs programmes et options de prise en charge et de traitement de la maladie respiratoire;
  • Évaluer et communiquer les risques pour la santé pulmonaire liés à la qualité de l’air intérieur, parmi les communautés des Premières Nations et des Inuits qui vivent dans des réserves.
 
*Pour de plus amples renseignements sur les projets qui seront financés grâce à l’investissement de 10 millions $, veuillez consulter le document d’information ci-joint.*
 
Depuis 2006, l’Association pulmonaire, le gouvernement fédéral et des dépositaires d’enjeux de la santé respiratoire des quatre coins du pays travaillent fort à bâtir le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire. Ce plan améliorera la santé respiratoire de toutes les personnes qui vivent au Canada, par des approches collaboratives et équitables dans les soins aux patients, les politiques, les programmes, la recherche et le leadership. Reconnaissant le lien primordial entre l’environnement et la santé pulmonaire, il comportera des mesures pour répondre aux problèmes de qualité de l’air intérieur et extérieur. Il est à noter que le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire est la première stratégie de santé au monde à allier environnement et santé, et qu’il est le fruit d’une collaboration entre des dizaines d’organismes et des centaines de bénévoles voués à réduire le fardeau de la maladie pulmonaire au Canada.
 
Fondée en 1900, l’Association pulmonaire est l’un des organismes de bienfaisance les mieux respectés et des plus durables, au Canada, et un chef de file national en matière d’information scientifique, de recherche, d’éducation, de soutien et de plaidoyer sur les enjeux liés à la santé pulmonaire.